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Plouyé et son histoire...

Plouyé vient du breton « ploe » (paroisse) et de sainte Hia, Ia ou Ié.

Plouyé est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis Plonévez et ses trèves de Loqueffret et de Collorec ainsi que Landeleau, Châteauneuf et ses trèves du Moustoir et du Quilliou. L’éponyme de Plouyé serait sainte Hia, Ia ou Ié (vierge honorée en Cornwall). La paroisse, qui dépend de l'évêché de Cornouaille, est ensuite démembrée au profit de Plonévez-du-Faou.

Plouyé avait pour maison seigneuriale le château du Parc ou Keramparc, situé au nord du bourg. Ce fief est acquis par Jean Ferret, conseiller au Parlement de Bretagne, avec Guergorlay et le Tymeur, le 22 mai 1686.

C'est à Plouyé que se forme en 1675, l'insurrection des Bonnets Rouges, dite Révolte du Papier Timbré, qui emmena l'incendie d'une cinquantaine de maisons nobles de la région. L'insurrection fut menée par Sébastien Le Balp, 36 ans, fils d'un meunier de Kergloff, qui étudia le droit à Nantes et se retrouva à la tête de plus de 2 000 paysans.

Le 6 juillet 1675, à la tête d'un groupe d'insurgés, il pilla le domicile d'un collecteur d'impôts de Carhaix. Les jours suivants, le château du Kergoët à Saint-Hernin, propriété du marquis Le Moyne de Trévigny fut également pillé et brûlé. La révolte prendra fin le 3 septembre à la suite de l'assassinat de Le Balp.

On rencontre les appellations suivantes : Ploie (en 1289), Ploye (en 1311) et Plouye (en 1599).

Sébastien Le Balp

Une autre époque...

"Bal chez Anna à Plouyé" de l'artiste Paul Marzin (1904-1996)  huile sur toile 94 x 119 cm collection particulière. (Photo I . Guégan)

En musique...

Le Kan ha diskan correspond à une pratique vocale de chants à danser que l'on rencontrait généralement lors des festoù-noz, veillées et autres animations...

À partir du milieu des années 1960 et surtout dans les années 1970 marquées par le renouveau de la musique bretonne, la tradition familiale de pratique du Kan ha diskan retrouve un regain d'intérêt et une audience certaine.

Les frères Morvan restent aujourd'hui encore les figures les plus emblématiques de ce courant musical.

À l'échelle communale, Catherine Guern (1876-1966) reste notre star locale dans cette discipline. En 1955, la maison d'édition quimpéroise Mouez Breiz sortira un 1er disque 45 tours intitulé Kan Ha Diskan où l'on retrouvera notre chanteuse lors d'un enregistrement public réalisé durant la finale du concours de chant de Poullaouën le 26 décembre 1954.

Extrait du film Pays des Pilhaouer, de 1964, où vous retrouverez une séquence avec Catherine Guern.

(extrait sources P. Le Borgne.)

La vidéo complète est à découvrir pour 2.99€ sur le site de l' INA.